Des montagnes de possibilités

Vous avez sûrement reconnu dans ce titre, le nouveau slogan de notre municipalité. Un slogan qui nous semble centré sur une vision de développement économique entrepreneurial, qui prétend entraîner des retombées positives pour ses citoyens.

En investissant des fonds publics en faveur des gens d’affaires, une majorité de nos élus s’imaginent stimuler la croissance économique, la création d’emplois, de nouveaux résidents et l’enrichissement général des citoyens. Encore la fable de la théorie du ruisselement du siècle passé qui n’a toujours pas fait ses preuves, bien au contraire.

Ainsi, la municipalité a organisé au mois de septembre 2019, une rencontre de style cocktail avec spectacle et y a présenté son nouveau slogan. Évidemment, et dans le même esprit, seule l’élite économique de la région à été conviée à l’événement. Pourtant, plusieurs citoyens «ordinaires» aurait pu enrichir, eux aussi, cette soirée d’idées innovantes…


Une de ces idées citoyennes possible

Chute à Morin (Cascades Rochon)

Au mois d’août 2017, la municipalité a acheté de la Corporation religieuse Maurice-Ratté les lots 4 746 525 et 4 746 505, au montant de 130 000 $ (en bleu sur la carte ci-dessous). Ces deux lots ont une superficie d’un peu moins que 235 000 m2 (58 acres). Le prix de reviens était donc de 0,55 $ le m2. De plus, la rivière Jean-Venne y coule sur environ 560 m.

Le conseil municipal de l’époque, y a vu des « montagnes de possibilités » en développement durable, offertes à un prix raisonnable. Il a donc acheté ce terrain pour en faire un grand parc municipal. Malheureusement, ce projet a été présenté de façon maladroite. Les citoyens du secteur n’ont pas été consulté en amont. En conséquences, il a rencontré plusieurs objections citoyennes et le projet avorta.

Opportunité bonifiée

Deux lots juxtaposés sont présentement à vendre (en vert sur la carte). C’est une terre à bois qui longe la rivière Jean-Venne sur environ 1 200 m, dont une grande partie est adjacente aux deux rives. Le prix demandé est de 375 000 $ (négociable), et sa superficie est d’environ 700 000 m2 (172 acres). Son prix de revient est lui aussi de 0,55 $ le m2.

Pour ceux qui sont habitués avec les acres, ça revient environ à 2 200 $ l’acre. C’est très rare à ce prix. Mais, le plus intéressant, c’est qu’avec la juxtaposition de tous ces terrains, en plus du terrain du camp Boute-En-Train qui appartient à la Corporation religieuse Maurice-Ratté (en rouge sur la carte), nous pourrions vraiment y voir « des montagnes de possibilités » pour les citoyens et les visiteurs.

L’enjeu

L’idée ci-haut mentionnée a été portée à l’attention du maire et des élus par un citoyen. Il y a depuis longtemps des demandes de sentiers pédestres, de raquette et de ski de fond. Actuellement, il y a très peu de lieux publics pour la tenue de ces activités à Chertsey.

Développer ce créneau à cet endroit précis attirerait aussi des visiteurs amenés à passer obligatoirement par le village. Aussi, il y a la possibilité de retombés économiques importantes. Il pourrait bien se passer la même chose pour Chertsey que pour la populaire « Tournée des Cantons » de Rawdon.


Autres points de vue citoyens

Cette idée a été propagée à d’autres gens de Chertsey. À notre connaissance, au moins deux autres personnes parmi eux ont pris le temps d’écrire personnellement aux élus. Voici, ci-dessous, un extrait de ces communications qui représentent très bien l’enjeu.

La municipalité de Chertsey a une occasion unique de ne pas répéter une très regrettable erreur, surtout qu’elle est irréparable, j’ai nommé les chutes à Michel, où ce site exceptionnel est devenu à toute fin pratique privé, ­­­­­[…].

­­­­­[…]

La chute à Morin, mieux faire.

Concernant le projet abandonné de transformer la Chute à Morin (cascade Rochon) en parc, la municipalité d’alors n’a pas fait ses devoirs. S’il y a eu une consultation publique, celle-ci a été mal faite, comme l’a été celle pour le projet des 2 parcs avec le conseil municipal actuel. En effet, une consultation publique oblige (au moins éthiquement) à informer les citoyens avant sa tenue, afin que ceux-ci puissent débattre d’un projet, ce de façon éclairée. 

­­­­­[…]

Pour ce qui est de l’avenir de la chute à Morin (cascades Rochon), il me paraît nécessaire, pour l’administration actuelle, de reprendre le processus de consultation publique, en explicitant clairement les enjeux et en prenant le temps de bien consulter des citoyenNEs qui seront auparavant éclairéEs. 

­­­­­[…]

­­Texte complet dans la « Tribune Libre »

Un autre citoyen s’est empressé de renchérir avec ceci :

Je ne crois pas qu’il y ait aucun projet de la municipalité aux chutes Morin, il semble plutôt que les terrains soient à vendre. Mais c’est délicat, la communauté religieuse qui les a cédés à la municipalité (pour un prix raisonnable j’imagine) l’a fait pour qu’ils servent à la communauté. Il y a des milieux humides dans ce secteur et il y a aussi des vestiges historiques de l’ancien village Lafontaine.

En ski de fond on peut facilement rejoindre le camp Boute-en-Train; il y a peut-être aussi des sentiers au nord du chemin Rochon vers le lac Paré, un secteur assez sauvage. Ces terrains situés au centre du canton pourraient servir de point de départ pour un réseau de sentiers de randonnée.

La Chute-à-Michel était parmi les plus beaux sites naturels de Chertsey, au centre du village; il est presque impossible pour les citoyens de Chertsey de s’en approcher aujourd’hui. C’est une grande perte pour Chertsey.

Réponse du maire Quenneville

Voici un extrait de la réponse de notre maire concernant l’opportunité suggérée :

Le conseil ne juge pas pertinent d’envisager l’acquisition de ces lots. Pour ce qui est des sentiers, nous sommes toujours en processus pour le développement de 28km dans la région des grands lacs, qui devront se connecter à ceux de la Tournée des cantons de Rawdon.

10 décembre 2019

Une réponse sans mention des raisons et qui semble sans appel. Le conseil a-t-il vraiment pris le temps d’étudier sérieusement cette suggestion citoyenne?

Il faut garder en tête que le maire Quenneville espère peut-être nous faire oublier le projet de parc aux chutes-à-Morin (Cascades Rochon), surtout si la municipalité veut toujours vendre ce joyau public au privé.

Quant aux 28 km de sentiers prévus, ils seront conçus uniquement pour la randonnée pédestre et la raquette. Donc, toujours pas de ski de fond en vue. Ils relieront le camp Mariste au lac Brûlé, avec un autre accès vers les pistes de Rawdon.

Pourtant, ce secteur n’est pas dépourvu de sentiers. Il en existe déjà qui sont entretenus par L’association des Propriétaires du lac Brûlé. De plus, pour les visiteurs d’une journée, c’est plus rapide et commode de s’y rendre par Rawdon que par Chertsey.


Le plus invraisemblable, c’est que le conseil municipal actuel en est encore à l’étape des demandes de droits de passage pour ce projet débuté en 2017…


Le point aveugle

La municipalité s’est donné la peine de créer un excellent plan d’urbanisme, mais ce dernier se retrouve devant des rétines dépourvues de photorécepteurs… Un des objectifs de ce plan stipule justement de développer dans chaque hameau des structures pour améliorer un milieu de vie de qualité supérieure:


Rêver, puis réaliser…

Si on veut que de nouvelles personnes s’établissent à Chertsey, on ne peut plus faire miroiter un beau lac tranquille et sauvage comme par le passé. Ces terrains sont rendus trop rares et très chers. Par contre, en ayant des endroits communs, bien développés et agréables, il y a « des montagnes de possibilités » d’attirer de nouveaux résidents à proximité de ces lieux.

  • Est-ce exagéré de vouloir conserver et développer des richesses communes?
  • Est-ce utopique l’idée d’un grand parc au centre du canton, au bord de la belle rivière Jean-Venne?
  • Est-il superflu de demander au conseil municipal, ce gouvernement dit de proximité, de consulter aussi les citoyens quand il s’agit d’espaces communs?
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11 réflexions au sujet de “Des montagnes de possibilités”

  1. le coût d’achat des terrains des chutes Rochon est faux. C’est trois fois moindre. Les frères du Sacré-Cœur ont voulu céder ce terrain à la municipalité pour assurer qu’il serve à la population. S’il avait fallu passer par un agent immobilier et s’il avait fallu publiciser le projet de parc avant l’achat, le prix aurait grimpé considérablement, car le propriétaire du terrain que vous tentez maladroitement aujourd’hui de vendre à la municipalité était intéressé.
    Le projet n’a pas avorté sous l’ancienne administration, mais sous la présente.

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    • Nous vous remercions pour votre commentaire.

      Le coût d’achat du terrain des Cascades Rochon qui est inscrit dans l’acte de vente notarié est pourtant bien de 130 000 $. Ci-joint, vous trouverez l’inscription au Registre foncier du Québec. D’après ce que vous nous écrivez, nous comprenons qu’il y a peut-être eu une entente privée entre les parties.

      Le projet semble réellement avoir été fortement contesté par les citoyens riverains sous l’ancien conseil. Toutefois, il est probablement vrai que le conseil actuel l’a fait avorter dès son entrée au pouvoir. Il s’est d’ailleurs montré totalement désintéressé à la présente opportunité d’achat. Donc, surenchère improbable et nous ne comprenons pas ce que vous qualifiez de maladroit.

      Nous félicitons l’ancien conseil pour leur belle acquisition de l’époque qui, nous l’espérons, restera publique comme le souhaite plusieurs citoyens.

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  2. «Le projet n’a pas avorté sous l’ancienne administration, mais sous la présente.» Soit, mais il n’en demeure pas moins qu’il a été mal présenté à la population, très mal présenté, d’où malheureusement son abandon par la présente administration. Mais sous quelle gouverne a t-il été présenté?
    M. Surprenant, vous (et votre conseil d’alors) êtes à l’origine je crois de ce projet en lequel, plusieurs dont moi croient. Ne vous choque t-il pas de constater que ce bien commun, joyau de Chertsey parmi plusieurs, risque d’avoir une vocation privée (comme les chutes à MIchel) plutôt que celle qui lui était initialement destinée et en laquelle vous croyiez alors, soit d’être et de rester un magnifique lieu public. Elle est là la question de fond, peu importe que ce terrain ait coûté le prix qu’il a couté.
    Je suis surpris de constater que, malgré que vous ayiez encore, comme ancien maire, une popularité notoire parmi la population, vous n’utilisiez pas justement cette notoriété pour rallier les troupes en faveur du maintien public de ce lieu. Sans vouloir vous offenser, permettez-moi de vous dire que, en regard du risque élevé de privatisation des chutes à Rochon, l’ex-magistrat que vous êtes pourrait jouer un rôle beaucoup plus constructif que celui qui vous caractérise dans votre commentaire ci-avant.

    Certains villages ont vu naître des coalitions ou des regroupement permanents à saveur socio-écologique, sorte d’ombdusman omniprésent qui veille à ce que les intérêts de la population soient protégés. Aurons-nous le notre un jour?

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  3. je m excuse, j ai confondu le coût de ce terrain avec celui du garage Borne acheté pour la future (?) caserne de pompier. le coût est donc exact.
    J’ai laissé en héritage un regroupement permanent socio-écologique, c est le Parti des citoyens de Chertsey, reconnu par le Directeur général des élections et qui constitue la moitié du conseil actuel. Contactez ses dirigeants et appropiez vous en.

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    • M. Surprenant.
      Je suis un autre citoyen ordinaire très maladroit qui essaye de s’impliquer dans sa communauté. En 2013 j’avais contacté la municipalité pour dire que je serais intéressé à participer à un projet de ski de fond; j’avais rencontré M. Solomon qui m’avait dit qu’il n’y avait aucun intérêt à Chertsey.
      Pourtant votre conseil a adopté un ensemble de politiques: pour les enfants, les familles, les aînés, les saines habitudes de vie; chaque fois on insistait sur l’importance de créer des sentiers de randonnée.
      Un nouveau conseil a été élu qui a mis tout ça à la poubelle pour adopter un projet VTT sans jamais en avoir parlé avant. À ce que je sache les membres du Parti des Citoyens, regroupement socio-écologique, n’ont pas protesté fort. Ce sont des citoyens ordinaires qui ont dû aller démontrer au conseil qu’ils n’avaient pas le droit d’aller contre les politiques municipales en recevant tous les coups. Quand dans un article j’ai utilisé les mots justes pour décrire la situation j’ai reçu une mise en demeure unanime de tous les membres du conseil, ceux du Parti des citoyens aussi.
      Les projets de sentiers de randonnée étaient quelque part sur une tablette et on les avait oubliés, alors des citoyens ordinaires essaient de se faire entendre, des fois que…

      Un autre de vos legs est la politique culturelle adoptée en 2015. Malgré ses défauts (il faut le faire quand même pour se tromper dans les dates de construction de l’église le futur centre culturel) son intention était que l’église devienne un outil culturel pour Chertsey. Encore une fois on a une belle politique avec plein de bonnes intentions proclamées mais le résultat est bien décevant: une salle de spectacle où on nous présente des variétés. Ce n’est pas de la culture mais là encore le Parti des Citoyens de Chertsey ne semble pas avoir grand chose à dire.
      En fait vous m’apprenez qu’il y a des partis et une opposition au conseil, c’est qui les dirigeants?

      Pour ceux qui aiment le ski de fond j’ai ouvert une piste à partir des Cascades Rochon vers les terrains dont on parle. C’est idéal pour la randonnée avec de beaux chemins déjà défrichés. On dirait même que ça a déjà été un centre de randonnée. Autant en profiter avant que ça devienne inaccessible!

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  4. ils n ont pas protesté fort? Ils ont juste fait avorter le projet de VTT par un vote au Conseil sur une résolution qu’ils ont présenté!
    Par contre vous, pour protester fort, vous vous etes fortement impliqué contre le projet du parc des chutes Rochon en 2017, aidé par le même candidat qui vous a ensuite concocté le projet VTT.
    Protester contre la création d’un parc municipal, il faut le faire!
    Et aujourd’hui il faut entendre votre lecon sur ce qui est culture et ce qui ne l’est pas. Il y a eu des réunions de citoyens pendant un an pour définir la politique culturelle: on ne vous y a jamais vu.
    C’était peut être aussi bien ainsi.

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    • Avant de faire avorter le projet ils avaient quand même voté pour; on aurait évité beaucoup d’ennuis si ils avaient réfléchi avant.
      Si vous relisez mes articles vous verrez que je ne me suis jamais opposé à un projet de parc mais à un projet présenté sans aucune consultation qui présentait des problèmes d’acceptation sociale, c’est très différent. Je me suis opposé au projet VTT pour la même raison.
      Quant à la politique culturelle je n’étais pas encore installé complètement à Chertsey à l’époque mais ça aurait peut-être été mieux que je sois là pour vous dire que vous vous trompiez puisque personne à Chertsey ne semble s’intéresser à l’histoire ou au patrimoine au point de dire n’importe quoi dans la politique culturelle.

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  5. vous dites n importe quoi à propos de tout: ils n”ont jamais voté pour: ils sont trois et l’équipe Quenneville sont quatre. C’est quand un conseiller de Quenneville a changé d’idées et voté avec eux qu”ils ont réussi à faire cesser le projet.
    Un projet de parc municipal qui présente des problèmes d’acceptation sociale? […] (propos jugés offensants, retirés par le modérateur). Depuis quand la création d’un parc municipal suscite un problème d’acceptation sociale et doit être bien présenté à la population? L”alternative est que le terrain est vendu à un particulier qui en fait ce qu”il veut bien, comme c est possiblement le cas maintenant, avec une montagne de possibilités.
    A ce que je sache la présence d’un parc naturel municipalisé comme voisin, c’est plutôt positif. La montagne de possibilités peut être plus problématique.

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  6. Je vous arrête M. Surprenant. Vous semblez méconnaître le dossier vtt, à tel point d’en refaire l’histoire et de dire n’importe quoi à votre tour. Une sérieuse correction s’impose. Quand vous dites: « ils sont trois et l’équipe Quenneville sont quatre. C’est quand un conseiller de Quenneville a changé d’idées et voté avec eux qu”ils ont réussi à faire cesser le projet.» Vous semblez sous-entendre que les conseillers de “l’autre” équipe, soit ceux du parti des citoyen de Chertsey, ont voté contre ce projet. Pourtant, initialement, seule une conseillère s’y est opposée, les autres emboitant le pas en faveur du projet vtt.
    Là où tout a basculé pour les pro vtt et pour le parti du maire Quenneville, c’est quand, SUITE AUX PRESSIONS CONSTANTES D’UN GROUPE DE CITOYENS, un conseiller a osé sortir du placard et dénoncer le manque total de rigueur, pire, le manque de transparence et d’honnêteté (les preuves sont là) avec lesquelles ce projet a été initié et mis en application. Ce conseiller en l’occurence étant M. Sylvain de Beaumont. Il s’en est suivi un ralliement des autres conseillerÈREs, Mme Joly, Mme Shannon, M. Robidoux. Voilà pour ce qui est de la saga vtt.
    Votre commentaire concernant le projet de parc municipal me laisse perplexe, moi qui vous prêtais une vision progressiste, voire réformiste. Comment un projet de cette ampleur peut-il être décidé par une minorité d’élus. Sont-ils dotés de la science infuse pour prétendre et décider de mettre en place tel projet (plusieurs millions de $). Que vaut la réflexion de la population confrontée à celle d’une petite équipe qui n’a de souhait que de faire sa marque dans la politique municipale. Selon vos propos, rien…
    Une politique environnementale a été approuvée à Chertsey (2013), avec elle et implicitement une politque axée sur la “municipalité durable”.
    https://www.mamh.gouv.qc.ca/municipalite-durable/
    Vous avez été partie prenante de ce plan lors de votre mandat (qui ne dit mot consent), lequel plan déposé dans la foulée au Ministère du Développement durable, de l’environnement, de la faune et des parcs. Or, une politique de développement durable ne peut se faire sans une politique de participation citoyenne.

    «Depuis quand la création d’un parc municipal suscite un problème d’acceptation sociale et doit être bien présenté à la population?».

    Ce commentaire de votre part dénote une méconnaissance de ce qu’est le développement durable, politique à laquelle vous avez pourtant explicitement ou implicitement adhéré. Vos propos me font penser à cette vieille politique autocratique où le maire a le dernier mot et où le citoyen n’a pas son mot à dire. Politique surannée il va de soit mais encore trop souvent en vigueur malheureusement. L’épanouissement, l’affranchissement, le développement de notre société ne peuvent se faire sans elle. Ne pas la convier à participer à son futur revient à lui confisquer le droit à l’autonomie et l’émancipation.

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  7. Distrait par les attaques personnelles j’ai oublié l’essentiel.
    La politique culturelle de 2015 est spéciale car une vraie consultation a eu lieu pour l’élaborer et la population y a répondu avec enthousiasme. Une vidéo a été faite qui témoigne que le consensus général était qu’on ne voulait pas que l’Église se transforme en “Place des Arts”.
    En 2020 on peut constater le résultat: on a une “Place des Arts”. Tous les artistes qui semblaient intéressés à faire vivre l’Église ont disparu on ne sait pas trop pourquoi et les seules activités sont des spectacles de variété.
    La politique qu’on a demandé aux citoyens de rédiger est là mais tout le monde fait comme si elle n’existait pas. C’est trop compliqué de faire affaire avec du vrai monde; c’est beaucoup plus simple de payer pour se débarrasser du problème de la culture en prétendant qu’on s’en occupe.

    Pas sûr qu’il y aura autant d’enthousiasme à la prochaine consultation; si ça ne sert à rien à quoi bon perdre son temps à s’impliquer dans sa communauté.

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  8. Il faudra que la municipalité comprenne que pour qu’une consultation soir réussie, il faut précédemment informer, prendre le temps de réfléchir pour ensuite discuter ensemble afin de dégager un consensus, sinon, à quoi ça sert si ce n’est qu’à exercer un simulacre de démocratie cachant une volonté autocratique, le projet des 2 parcs me semblant illuster ce propos. Ensuite, il faut que la population constate que ce consensus est tenu pour compte et respecté.
    Les barrages sont l’exception qui confirme la règle. Dans ce cas, il est bien évident que le conseil ne voulait pas porter l’odieux de décisions qui pourraient être désagréables, voire très impopulaires. La situation est assez complexe que nos élus ont décidé de nous consulter, en respectant le principe de la consultation publique utile et possiblement réussie…

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